J’ai fait mon doctorat sur l’alimentation méditerranéenne et j’ai passé de nombreuses années à étudier les bénéfices des gras sur la santé.  Souvent, quand je présente mon plan à mes clients, je sens une certaine réticence tellement la peur du gras est omniprésente. À une certaine époque, pas si lointaine, moi aussi j’avais une certaine crainte face aux gras. Cependant, en étudiant les gras d’une manière fonctionnelle leur raison d’être prend tout son sens.

D’un point de vue strictement calorique c’est logique. Les gras contiennent neuf calories par gramme comparativement à quatre pour les glucides et les protéines. Mais notre corps n’est pas un laboratoire. Dans le domaine de la nutrition, plus la science évolue plus on s’aperçoit que plusieurs principes nutritionnels admis comme vérités ne sont pas aussi solides qu’on le croyait. Par exemple, on nous a longtemps dit que manger gras était dangereux pour la santé cardiovasculaire. Pourtant, au-delà des gras trans qui sont reconnus comme étant néfastes, la preuve n’est pas très forte. Plus la science avance, plus on se rend compte qu’une diète équilibrée devrait contenir des gras de qualité.

Donc, théoriquement, si on mange moins de gras on mange moins de calories et vice-versa. Au risque de me faire lancer des tomates, cette théorie que toutes les calories ont le même impact sur le poids et le métabolisme n’est pas tout à fait juste et contribue aux problèmes de poids de la population. Oui, sur papier ça fonctionne. Mais on est une machine bien plus complexe qu’une simple équation mathématique. 

En première année de nutrition, l’une des premières choses que l’on nous apprend c’est qu’il y a des acides aminés et des acides gras essentiels, mais aucun glucide essentiel. Donc s’ils sont essentiels c’est que le corps ne peut pas les fabriquer. Saviez-vous que le gras est nécessaire à l’absorption de certaines vitamines liposolubles comme l’A, D, E et K?  Que certains types de gras sont des précurseurs à la formation des hormones? Saviez-vous que votre cerveau est constitué de 60 à 70% de gras?

Sachant cela, pensez-vous que 100 calories d’un beigne comparativement à 100 calories d’avocat auront exactement le même effet sur votre métabolisme, vos hormones ou même votre appétit? Même si la pensée populaire voudrait bien y croire, le fait est que la cascade métabolique qui suit l’ingestion de ces deux aliments est fortement différente. Alors que le beigne va engendrer de l’inflammation, augmenter la glycémie et le taux d’insuline favorisant le stockage de calories, l’avocat contribuera à réduire les marqueurs inflammatoires, n’augmentera pas la glycémie et ne poussera pas le corps à emmagasiner des calories pour maintenir son équilibre en plus de vous fournir des fibres qui vont contribuer à votre satiété et différents minéraux et vitamines. Et ce, malgré le fait qu’on parle de 100 calories dans les deux cas.   

Les aliments contrôlent tout, même nos gênes!  Les aliments c’est de l’information qu’on envoie à notre corps constamment tous les jours de notre vie. Alors pour moi, le plus important c’est la qualité des aliments que l’on ingère plutôt que le nombre de calories. Parce que manger c’est beaucoup plus qu’un chiffre.

Bon appétit!

Julie Goulet PhD, N.D.

COMITÉ D'EXPERTS SANTÉ NUX SCIENCES


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